Pourquoi pratiquer des exercices d’équilibre en position assise
Préserver l'autonomie, renforcer le tronc et la coordination, et faciliter la rééducation chez des personnes fragiles ou après un accident vasculaire cérébral.
Mis à jour le 25/09
Points à retenir
- On entend par exercices d’équilibre en position assise des séries de mouvements ou de tâches motrices effectuées depuis une chaise.
- Chez des personnes ayant eu un AVC, des revues systématiques et méta‑analyses ont observé des améliorations de l’équilibre et de la mobilité associées à des programmes d’exercices réalisés en position assise.
- Ils sont pertinents pour des personnes âgées fragiles ou déconditionnées qui cherchent à maintenir leur fonction physique et leur autonomie.
- Les études qui détaillent les interventions insistent sur l’adaptation et la sécurité : choix d’une chaise stable, présence d’appuis, assistance si nécessaire.
Les exercices de maintien de l’équilibre en position assise sont des activités ciblées réalisées depuis une chaise ou un siège pour travailler le contrôle postural, la force du tronc et la coordination, utiles pour préserver l’autonomie chez des personnes fragiles ou en rééducation après un accident vasculaire cérébral. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Que désigne « exercices d’équilibre en position assise » ?

On entend par exercices d’équilibre en position assise des séries de mouvements ou de tâches motrices effectuées depuis une chaise. Ces exercices incluent des contrôles du tronc, des transferts de poids latéraux, des mouvements des bras et des jambes tout en étant assis, ainsi que des formes structurées issues de pratiques telles que le Ba‑Duan‑Jin assis ou des séances de chair aerobics. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
La dénomination englobe les interventions étudiées dans la littérature sous les termes chair‑based ou seated exercises. Les essais et revues qui documentent ces approches décrivent des protocoles variés et des exercices diversifiés, allant d’exercices simples de transfert de poids à des séances plus codifiées inspirées d’exercices traditionnels adaptés à la position assise. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026)
L’objectif de cette page est d’expliquer pourquoi on pratique ces exercices, pour qui ils sont pertinents et quels effets ont été observés dans la littérature scientifique, sans prescrire de protocole personnalisé ni promettre de résultat thérapeutique. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Pourquoi faire des exercices d’équilibre en position assise ?
Plusieurs revues systématiques et méta‑analyses rapportent que les interventions en position assise peuvent améliorer certaines mesures de fonction physique et d’équilibre chez des personnes âgées et d’autres populations fragiles. Ces synthèses examinent des études variées et concluent à des bénéfices sur des indicateurs de fonction, tout en soulignant l’hétérogénéité des travaux. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Chez des personnes ayant eu un AVC, des revues systématiques et méta‑analyses ont observé des améliorations de l’équilibre et de la mobilité associées à des programmes d’exercices réalisés en position assise. Les auteurs notent l’existence d’effets positifs dans les résultats de ces études, sans pour autant établir qu’un protocole unique soit optimal. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026)
Du point de vue des mécanismes, plusieurs travaux pointent des effets plausibles sans en faire des promesses : le renforcement du tronc favorise le contrôle postural, la répétition motrice renforce la coordination, et la position assise permet de pratiquer en sécurité pour des personnes qui ne peuvent pas maintenir la station debout. Les études sur la stabilité du tronc et le contrôle postural documentent ces liens entre core stability et stabilité posturale. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6110226/ (consulté le 04/09/2026)
Dans quels cas ces exercices sont-ils pertinents ?
Ils sont pertinents pour des personnes âgées fragiles ou déconditionnées qui cherchent à maintenir leur fonction physique et leur autonomie. La littérature sur les interventions chair‑based signale des améliorations mesurées chez des résidents d’établissements et chez des personnes âgées vivant à domicile. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1525861020308422 (consulté le 04/09/2026)
Ils peuvent aussi être utilisés dans la rééducation après un AVC. Des revues dédiées à la population post‑AVC indiquent que des exercices assis contribuent à améliorer l’équilibre et la mobilité selon plusieurs études, mais que la qualité méthodologique des essais varie et que des incertitudes persistent quant aux modalités optimales. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026)
Enfin, les personnes en fauteuil roulant ou à mobilité réduite peuvent tirer parti d’exercices assis pour augmenter la répétition motrice, travailler la coordination et faciliter certains gestes de la vie quotidienne. Les essais qui étudient des interventions adaptées à des populations à mobilité limitée documentent l’intérêt d’une approche assise comme option accessible. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Quels bénéfices mesurés la science a‑t‑elle observés ?
La littérature signale plusieurs types de bénéfices observés dans des études et revues : améliorations de mesures d’équilibre en position assise, gains sur certains indicateurs de mobilité, effets positifs rapportés pour la qualité de vie dans des études préliminaires, et amélioration de la coordination dans des essais ciblés. Ces constats proviennent de revues systématiques et d’essais contrôlés portant sur des interventions variées, incluant Ba‑Duan‑Jin assis et chair aerobics. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32858712/ (consulté le 04/09/2026) https://www.amhsr.org/articles/effectiveness-of-chair-aerobics-and-frenkels-exercise-in-geriatric-population-on-balance-and-coordinationrandomized-cont.pdf (consulté le 04/09/2026)
Les revues d’ensemble qui regroupent études et synthèses signalent toutefois une hétérogénéité notable : les interventions diffèrent en contenu, en durée et en intensité, et la qualité méthodologique des études est souvent variable. Ces limites réduisent la possibilité d’extrapoler un protocole standard applicable à tous. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6641159/ (consulté le 04/09/2026)
Certaines études préliminaires documentent des effets sur la qualité de vie et sur des tests de coordination, mais ces résultats doivent être lus dans le contexte des essais spécifiques qui les ont observés plutôt que comme des garanties d’effet dans tous les cas. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Comment se déroulent ces exercices (descriptions générales, non prescriptives)
Les descriptions issues des essais incluent des tâches simples comme le transfert de poids d’un côté à l’autre en étant assis, la modulation des appuis pelviens, la levée de jambe depuis la chaise, et des exercices de bras qui modifient volontairement le centre de gravité tout en restant assis. Ces types d’exercices sont décrits dans des trials chair‑based et dans des études sur Ba‑Duan‑Jin assis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32858712/ (consulté le 04/09/2026)
Les études qui détaillent les interventions insistent sur l’adaptation et la sécurité : choix d’une chaise stable, présence d’appuis, assistance si nécessaire. Les publications soulignent la nécessité d’une mise en place sécurisée pour réduire le risque de chute ou d’inconfort, et elles renvoient à une évaluation par un professionnel lorsque la situation médicale le requiert. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0031940625003621 (consulté le 04/09/2026)
Ces descriptions visent l’information générale. Elles ne remplacent pas un bilan ou une prescription adaptés par un kinésithérapeute ou un médecin rééducateur en cas de pathologie ou de doute sur la sécurité. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026)
Cas particuliers : post‑AVC, personnes très fragiles, en institution
Pour le post‑AVC, les revues indiquent que les traitements centrés sur l’équilibre en position assise font partie des approches utilisées en phase précoce et subaiguë et qu’ils peuvent produire des gains sur l’équilibre assis. Cependant, la qualité méthodologique de certaines études reste faible et il n’existe pas de consensus sur le protocole optimal. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0031940625003621 (consulté le 04/09/2026)
Chez les personnes très fragiles et chez les résidents d’institutions, les revues sur interventions en chaise montrent une variabilité importante des types d’exercices et des doses étudiées. Plusieurs synthèses évaluent l’impact chez les résidents de maisons de retraite et notent des améliorations possibles, tout en appelant à des études plus rigoureuses pour préciser les conditions d’efficacité. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1525861020308422 (consulté le 04/09/2026)
Les publications mentionnent les contre‑indications générales à considérer avant de proposer des exercices : douleur aiguë non évaluée, instabilité médicale majeure ou autres motifs de précaution. Dans ces situations, l’orientation vers un professionnel de santé est recommandée. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Que change selon l’âge, la pathologie ou la capacité fonctionnelle ?
Le rôle des exercices assis varie selon l’objectif : pour une personne âgée déconditionnée l’accent porte sur le maintien d’activité et la prévention de la perte de fonction ; pour un patient en rééducation post‑AVC l’objectif est de restaurer le contrôle postural et la mobilité ; pour une personne en fauteuil l’objectif peut être d’augmenter la répétition motrice et l’autonomie dans certains gestes. Les revues qui comparent populations soulignent ces différences d’objectif et la nécessité d’adaptations. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6641159/ (consulté le 04/09/2026)
La supervision et l’intensité requises diffèrent aussi : certaines populations nécessitent une surveillance professionnelle accrue, d’autres peuvent réaliser des exercices plus simples en autonomie assistée. Les publications recommandent d’adapter la charge et la sécurité au profil fonctionnel de la personne. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6110226/ (consulté le 04/09/2026)
Quand consulter un professionnel ?
Consulter un professionnel est conseillé en cas de douleur nouvelle, d’antécédent d’AVC récent, de trouble neuromusculaire connu, d’instabilité médicale ou de doute sur la sécurité d’un exercice. Pour un objectif de rééducation ciblée, un bilan par un kinésithérapeute ou un médecin rééducateur permet d’adapter les exercices au profil et aux besoins individuels. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026)
Cette page n’a pas vocation à remplacer un avis médical. Toute décision concernant la mise en place d’un programme de rééducation doit être prise avec un professionnel lorsque la situation est pathologique ou complexe. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
Ce que l’on ne sait pas
- Le protocole unique optimal applicable à toutes les personnes : la littérature est hétérogène et ne permet pas de dégager un protocole standard applicable à tous. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6641159/ (consulté le 04/09/2026)
- Des chiffres d’effet universels applicables à chaque cas : il ne faut pas inventer de pourcentages ou de nombres de séances nécessaires sans se référer aux études originales. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026)
- Les fichiers internes d’expertise ou une base de données propriétaire : ces éléments ne figurent pas dans le dossier disponible et ne doivent pas être présentés comme existants.
Sources et lectures citées : The Effect of Chair‑Based Exercise on Physical Function in Older Adults: A Systematic Review and Meta‑Analysis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7920319/ (consulté le 04/09/2026). The influence of seated exercises on balance, mobility, and cardiometabolic health outcomes in individuals living with a stroke: A systematic review and meta‑analysis. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10226004/ (consulté le 04/09/2026). The effectiveness of physiotherapy sitting balance treatments on sitting balance outcomes in early sub‑acute stroke. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0031940625003621 (consulté le 04/09/2026). Effect of Sitting Ba‑Duan‑Jin Exercises on Balance and Quality of Life Among Older Adults: A Preliminary Study. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32858712/ (consulté le 04/09/2026). Chair‑Based Exercise Interventions for Nursing Home Residents: A Systematic Review. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1525861020308422 (consulté le 04/09/2026). Effectiveness of Chair Aerobics and Frenkel’s Exercise in Geriatric Population on Balance and Coordination – Randomized Control Trial. https://www.amhsr.org/articles/effectiveness-of-chair-aerobics-and-frenkels-exercise-in-geriatric-population-on-balance-and-coordinationrandomized-cont.pdf (consulté le 04/09/2026). Effects of core strength training on core stability. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6110226/ (consulté le 04/09/2026). Rehabilitation interventions for improving balance following stroke: An overview of systematic reviews. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6641159/ (consulté le 04/09/2026)





